Elle pesait deux cent livres et lui ventripotent,
Leur allure était molle ils marchaient dčun pas lent,
Son ventre distendu par les vies abritées,
La précédait dčun pas comme sčil voulait tomber.Au dessus de ses cuisses tout nčétait que rondeurs,
Tissus flasques, peau qui plisse, engoncés de raideur
Ils payaient dans ce corps les bonnes chères passées
Et sans honte presque nus ils venaient se baigner.Il arborait moustache comme tant de beau-frères,
Volumineux devant et tout plat du derrière.
Le cheveu court viril et le poil à poitrine,
Il sentait le facile, le tout dans la vitrine.Mais là ils étaient seuls et de leur gestes gauches,
Il tissaient autour dčeux, une toile une ébauche,
Leurs paroles sonnaient douces et ils se regardaient,
Elle prit délicatement la main qučil lui tendait.Il plongea le premier elle semblait hésiter,
Il la prit par le bras elle se laissa aller,
Ses deux mains dans les siennes elle flottait face à lui,
Elle avait de la peine, elle nčavait pas appris.En un long bal nautique il lui donnait confiance,
Ils retrouvaient ensemble les mouvements de lčenfance.
Sčéloignant, sčapprochant, sčembrassant, sčarrosant,
Il gloussaient de plaisir comme de jeunes amants.Ils nčétaient lčun pour lčautre que tendres attentions,
Moi je les regardais comme deux bidochons,
Ils savaient quelque chose que jčignorais encore,
Ils vivaient ce moment à sčaimer sans efforts.Il nčavait rien dčAdam, et elle nčavait rien dčEve,
Il y avait pourtant tant dčamour sur leur lèvres.