Louisa,
 
Me voici devant vous timide et maladroit,
Surveillant mon allure, gardant le dos bien droit
Parlant de l'essentiel sachant qu'il ne l'est plus,

Avec au fond du coeur cette torpeur stupide,
Qui me fait manquer d'air, remplit mes mots de vide,
Remplaçant sournoisement un bébé sentiment,
Discrètement éclôt et tendrement troublant.

C'est vrai mademoiselle, que je ne sais de vous,
Que ces quelques secondes, quelques mots et c'est tout.
Comment aurai-je pu, une base si ténue....
Ne s'agit-il plutôt d'une histoire d'épaules nues ?

Vos épaules étaient là, volontaires et gracieuses,
Étendard ce jour là, puissantes, enjôleuses,
Elles furent quelques instants mon unique horizon,
Fasciné que j'étais par toutes leurs expressions.

Et s'il n'y avait qu'elles, vous êtes symphonie,
Jouant allégrement de toutes vos harmonies,
Tout à la fois vous même, élégante et si belle,
Chacun de vos mouvements restant professionnel.
Vos mains légèrement,  vos doigts en arabesques,
Dessinent, tournant les pages, d'énigmatiques fresques.

Vos yeux m'interrogeant de leur profonde nuit,
Balayent d'un regard, le sens de ma visite,
Et moi tel l'animal qui n'avance ni ne fuit;
Je reste médusé, le temps passe trop vite.

Je suis déjà dehors, la moiteur étouffante,
Enveloppe mon  corps, vous me semblez si loin,
Mais aujourd'hui j'écris et ma main hésitante,
Esquisse devant moi des mots et des quatrains
Si je ne sais vous dire : j'aimerais vous revoir
Oser ici l'écrire s'appelle comment  ?
 

........... L'espoir....


 
 
 


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