La fentre
 

Le remord de la fentre,
ƒtait perclus de rhumatismes,
En bas la foule des petits tres,
S'agitait avec fatalisme.

Certains Žvitent soigneusement,
La flaque ploc gŽlatineuse,
LaissŽ par l'oeil qu'innocemment
J'avais jetŽ l'‰me rveuse.

C'Žtait un matin d'habitude,
La pice sombre,
La solitude,
La chaleur moite et la pŽnombre,

Les meubles lourds et taciturnes,
Les draps collants, lascifs, trop blancs,
Dernires vapeurs d'une vie nocturne
Ma montre, molle, Judas du temps.

Derrire les volets la lumire
Outrecuidante, et trop violente,
Avec mon coeur comme soeur et frre,
Vomissait des flots d'impatience.

La peur rŽveillŽe par le bruit,
Poussait un cri et s'Žtirait,
Puis elle sortait de sous le lit.
Bonjour petite, je t'attendais.
 
 

Retour